Contrôle technique moto : statut actuel, suspension et calendrier 2026
Le contrôle technique moto est actuellement suspendu et aucun contrôle n’est exigé.
- Aucune sanction ne peut être infligée aux usagers.
- Le décret reste valide mais son application est gelée sine die.
- La suspension intervenue avant l’échéance de 2022 n’a pas de nouvelle date.
- Les pages officielles vérifiées en janvier 2026 confirment le statu quo.
- Aucun contrôle n’est exigé pour motos, scooters ou quads.
Historique et suspension du contrôle technique moto : pourquoi le décret est gelé
Le contrôle technique moto trouve son origine dans la directive européenne 2014/45/UE, qui impose aux États membres de soumettre les véhicules de catégorie L à des contrôles périodiques. La France a transposé cette obligation par le décret n° 2021-1062 du 9 août 2021, avec une application initialement prévue pour 2022.
Ce décret a rapidement été gelé « jusqu’à nouvel ordre » face à la fronde des motards et à un contexte politique tendu. En réalité, la décision européenne ne rend pas ce contrôle obligatoire de manière générale, ce qui a laissé une marge de manœuvre aux gouvernements successifs pour repousser sine die son entrée en vigueur.
Aujourd’hui, aucun contrôle n’est exigé pour circuler à moto, scooter ou quad. Le décret reste juridiquement valide, mais son application est suspendue. Aucune sanction ne peut donc être infligée aux usagers, une situation qui pourrait toutefois évoluer selon les arbitrages politiques à venir.
Contrôle technique moto obligatoire : les dates clés et le calendrier actuel

Les dates importantes depuis 2021
- Décret signé le 9 août 2021 : publication du décret n° 2021-1062
- Application initialement prévue pour 2022 : première échéance du calendrier
- Suspension annoncée avant l’échéance : gel « jusqu’à nouvel ordre »
- Aucune nouvelle date fixée depuis : le dispositif reste en attente
- Pages officielles vérifiées janvier 2026 : aucune modification du statut
Le calendrier officiel du contrôle technique moto est aujourd’hui entièrement gelé. Le décret publié le 9 août 2021 sous le numéro 2021-1062, transposant la directive européenne 2014/45/UE, prévoyait une mise en application dès 2022. Cette obligation concernait l’ensemble des véhicules de catégorie L, notamment les motos, scooters et quads.
Cependant, avant même la première échéance, le gouvernement a annoncé une suspension « jusqu’à nouvel ordre », sans qu’aucune date alternative ne soit communiquée depuis. Les services officiels, dont la page Service Public vérifiée en janvier 2026, confirment qu’aucun contrôle n’est exigé à l’heure actuelle et qu’aucune sanction ne peut être appliquée.
Le calendrier si le contrôle est rétabli
Si le dispositif était remis en vigueur, le calendrier initial prévoyait une montée en charge progressive. Le premier contrôle serait alors fixé en fonction de la date d’immatriculation de chaque véhicule. Les motos les plus anciennes passeraient en premier, les deux-roues plus récents étant convoqués dans un second temps.
À ce jour, aucune convocation n’est envoyée : le contrôle reste à l’initiative du propriétaire, qui devra lui-même réserver un créneau dans un centre agréé. Une fois réalisé, le contrôle favorable reste valable 3 ans, avant de devoir être renouvelé. Les modalités pratiques (prix, centres, points vérifiés) sont d’ores et déjà définies, mais leur application effective demeure suspendue à une décision politique, à l’image des dates des salons 2026 qui rythment le calendrier des passionnés.
Contrôle technique moto : les 80 points de contrôle et les véhicules concernés
| Catégorie de vérification | Exemples de points contrôlés | Véhicules concernés |
|---|---|---|
| Identification | Documents, plaques, numéro de châssis | Motos, scooters, quads |
| Freinage | État des plaquettes, disques, liquide | Catégorie L complète |
| Éclairage et signalisation | Feux, clignotants, avertisseur sonore | 2RM et 3RM |
| Roues et pneus | Usure des pneus, pression, jantes | L1e, L3e, L5e |
| Suspension | Fourche, amortisseurs, jeu direction | Tous les 2RM |
| Châssis et accessoires | Cadre, fixations, rétroviseurs | Motos et scooters |
Les véhicules de catégorie L concernés par le contrôle technique
Le décret initial vise les véhicules de catégorie L, qui regroupent l’ensemble des deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés. Concrètement, sont concernés les motos, scooters et quads, qu’ils soient à deux ou trois roues. Cette catégorie inclut notamment les cyclomoteurs L1e, dont la vitesse maximale est inférieure à 6 km/h pour les plus légers, ainsi que les motos de grosse cylindrée et les scooters urbains.
Si le contrôle technique est rétabli, les 80 points de contrôle vérifieront l’état général et la sécurité du véhicule. Le contrôleur examinera l’identification du véhicule (documents et plaques), les équipements de freinage, les feux, les dispositifs réfléchissants, les équipements électriques, les essieux, les roues, les pneus, la suspension, le châssis et ses accessoires.
Les véhicules exclus du dispositif
Certains véhicules bénéficient d’une exemption au dispositif. Le décret initial ne prévoit aucune distinction entre les catégories pour les deux-roues et trois-roues, mais des véhicules spécifiques comme les engins de collection, les machines agricoles ou les véhicules de compétition sont généralement dispensés de cette obligation. Les vélos à assistance électrique ne font pas partie de la catégorie L et ne sont donc pas concernés par ce contrôle.
Pour connaître les centres agréés où passer ce contrôle, vous pouvez utiliser un service en ligne qui localise les établissements par département, avec un affichage obligatoire des tarifs à l’entrée.
Exemptions au contrôle technique moto : quels véhicules sont dispensés
Le périmètre du décret initial, bien que suspendu, permet de comprendre précisément quels véhicules seraient concernés si le contrôle technique moto était rétabli. La directive européenne 2014/45/UE définit un cadre clair pour les véhicules de catégorie L, avec des cas d’exemption spécifiques.
Les motos et scooters imposés par le décret initial
Le décret du 9 août 2021 visait l’ensemble des véhicules de catégorie L, c’est-à-dire les véhicules motorisés à deux, trois ou quatre roues. Concrètement, cela englobe la quasi-totalité du parc des deux-roues motorisés.
- Motos 2RM et 3RM immatriculées : tous les modèles soumis à une carte grise, quelle que soit leur cylindrée.
- Scooters et cyclomoteurs catégorie L1e : y compris ceux dont la vitesse minimale est de 6 km/h, une particularité technique qui les distingue des simples jouets.
- Quads et tricycles à moteur : les véhicules de type trike et quad, quelle que soit leur utilisation (loisir ou utilitaire).
- Tous véhicules catégorie L : le décret ne faisait pas de distinction entre les sous-catégories L1e, L3e, L4e, L5e, L6e ou L7e.
Les véhicules exclus du dispositif
Certains véhicules étaient toutefois dispensés de l’obligation initiale. Ces exemptions concernent principalement les engins qui ne sont pas destinés à circuler sur la voie publique ou qui disposent d’un statut particulier.
Les véhicules de collection immatriculés dans une série spéciale, les engins de compétition non homologués pour la route, ainsi que les véhicules destinés aux personnes à mobilité réduite (certains fauteuils roulants motorisés) figuraient parmi les cas de dispense. Cette exonération s’explique par une utilisation spécifique ou une vitesse maximale très réduite, qui les éloigne des conditions de circulation générale.
Où passer le contrôle technique moto et quel est le prix
Pour localiser un centre agréé, le réflexe le plus fiable reste le service en ligne officiel dédié à la recherche d’installations de contrôle technique. Cet outil gouvernemental référence l’ensemble des professionnels habilités, avec leurs coordonnées et les prestations proposées. Une recherche par département est également possible, ce qui s’avère pratique pour trouver rapidement un établissement proche de chez soi, notamment en zones rurales.
Tous les centres ne se valent pas : cette activité de contrôle est réservée à des centres agréés spécialisés deux-roues, disposant d’équipements adaptés aux motos et scooters. Les centres généralistes pour voitures ne sont pas automatiquement autorisés à contrôler les véhicules de catégorie L. Pour être validé, le contrôleur vérifie les 80 points de contrôle réglementaires sur un pont ou un système de levage spécifique aux motos.
- Recherche officielle : via le téléservice dédié sur le site de l’administration
- Filtre géographique : sélection par numéro de département ou code postal
- Agrément obligatoire : centres formés aux spécificités des deux-roues
- Tarifs variables : le prix est fixé librement par chaque établissement
- Affichage transparent : les tarifs doivent être affichés à l’entrée du centre
Côté budget, il n’existe aucun tarif réglementé. Selon les régions et la réputation des centres, le coût d’un contrôle varie sensiblement. Le contrôleur a l’obligation d’afficher ses prix à l’entrée du centre, ce qui permet de comparer avant de s’engager. Ce montant est à la charge du propriétaire du véhicule, comme pour le contrôle des voitures. En cas de contre-visite nécessaire après un avis défavorable, un tarif spécifique, généralement réduit, est appliqué. Prévoyez une durée de visite d’environ 30 à 45 minutes pour l’inspection complète des différents points de sécurité.
Contrôle technique moto : les sanctions en cas d’absence
Puisque le décret est gelé « jusqu’à nouvel ordre », aucun procès-verbal ne peut être dressé aujourd’hui pour absence de contrôle technique. Les forces de l’ordre ne sont pas habilitées à verbaliser sur ce fondement tant que le texte n’est pas rétabli. Le retrait de points n’est pas non plus applicable, cette infraction ne relevant pas du permis de conduire.
En revanche, si le dispositif était réactivé, le cadre répressif serait strict. L’amende forfaitaire s’élèverait à 135 €, avec un délai de 45 jours pour la payer ou la contester. En cas de non-règlement, le montant pourrait grimper jusqu’à 750 €, sans compter une éventuelle immobilisation du véhicule décidée par les forces de l’ordre. Le contrôle resterait à l’initiative du propriétaire, sans convocation préalable.
