Quel équipement est obligatoire en moto : la liste officielle 2025 (casque, gants, gilet et sanctions)
Seuls le casque homologué, les gants certifiés CE et le gilet haute visibilité en arrêt d’urgence sont obligatoires.
- Casque ECE 22-05 ou 22-06 : obligatoire conducteur et passager, amende jusqu’à 750 €.
- Retrait de 3 points en cas de non-port du casque.
- Étiquette blanche et 4 éléments rétroréfléchissants sur le casque.
- Gants certifiés CE obligatoires depuis le 20 novembre 2016, norme EN 13594.
- Non-port des gants : amende forfaitaire de 68 €, jusqu’à 450 €.
- Gilet haute visibilité obligatoire uniquement en cas d’arrêt d’urgence.
Le casque : l’équipement obligatoire n°1 pour conducteur et passager
Le casque est le seul équipement dont l’absence entraîne à la fois une amende et un retrait de points. L’article R431-1 du Code de la route impose le port d’un casque homologué à tout conducteur et passager d’une moto, d’un scooter ou d’un cyclomoteur, en circulation comme à l’arrêt sur la voie publique.
Les caractéristiques d’un casque conforme
Tous les casques vendus en France doivent répondre à une norme européenne précise. Voici les points à vérifier avant l’achat :
- Homologation ECE 22-05 ou 22-06 : seule référence valable pour rouler.
- Étiquette blanche cousue dans le casque, preuve de l’homologation.
- 4 éléments rétroréfléchissants minimum : un à l’avant, un à l’arrière, deux sur les côtés.
- Conducteur et passager soumis à la même obligation, sans exception de cylindrée.
- Non-port : amende pouvant atteindre 750 € et retrait de 3 points sur le permis.
Pourquoi cette obligation est non négociable
Les traumatismes crâniens restent la première cause de décès et de handicap chez les motards. Un casque bien attaché réduit fortement ce risque, à condition qu’il soit à la bonne taille et attaché correctement.
La norme NF, autrefois courante, tend à disparaître au profit du marquage ECE, désormais la seule référence exigée en cas de contrôle.
Le port du casque est aussi une exigence à l’examen du permis moto : un casque non homologué ou mal fixé peut entraîner une incapacité à passer l’épreuve.
Les gants certifiés CE obligatoires depuis 2016

Depuis le 20 novembre 2016, tout conducteur et passager d’une moto, d’un scooter ou d’un cyclomoteur doit porter des gants certifiés CE. Cette obligation figure à l’article R431-1-1 du Code de la route, elle ne date donc pas d’hier, contrairement aux idées reçues. Le marquage CE doit être visible et correspondre à la norme EN 13594, qui encadre les propriétés de protection contre les chocs et l’abrasion.
Les mains sont en effet les premières zones touchées lors d’une chute, à cause du réflexe naturel de protection, et une paire de gants classiques ne suffit pas. Un gant certifié CE intègre une coque renforcée sur les articulations, un renfort en cuir résistant à l’abrasion et un maintien du poignet. Le non-port expose à une amende forfaitaire de 68 €, pouvant grimper jusqu’à 450 € en cas de contestation. Le véhicule peut également être immobilisé et mis en fourrière.
En pratique, gardez toujours une paire homologuée avec vous, même pour un trajet très court. Le contrôle s’applique au conducteur comme au passager.
Le gilet de haute visibilité : obligatoire uniquement en cas d’arrêt d’urgence
Contrairement à une idée répandue, le gilet de haute visibilité n’est pas obligatoire pour rouler. Il doit être porté uniquement en cas d’arrêt d’urgence : panne, accident ou immobilisation forcée sur la chaussée. L’obligation existe depuis le 1er janvier 2016.
Le gilet doit donc être rangé en permanence sur la moto ou dans le coffre du pilote. Sans lui, impossible de l’enfiler au moment où vous descendez de machine au bord de la route, souvent dans un endroit à faible visibilité.
En l’absence de port lors d’un arrêt d’urgence, l’amende est celle prévue pour non-respect des règles de sécurité, généralement 11 € pour un défaut d’équipement de signalisation. Un rappel utile : 50 % des blessés deux-roues motorisés sont des conducteurs ou passagers, ce qui justifie pleinement de se rendre visible au bord de la route.
Les équipements recommandés pour compléter votre protection
Le casque et les gants protègent les zones les plus exposées, mais ils ne suffisent pas à couvrir l’ensemble du corps. Sur une moto, l’absence de carrosserie signifie que vous êtes directement exposé en cas de chute. C’est pourquoi une tenue complète, même si elle n’est pas imposée par la loi, fait une différence considérable.
- Blouson renforcé : coques aux épaules et coudes, cuir ou textile homologué
- Pantalon et bottes : protections genoux et chevilles, matière résistante à l’abrasion
- Protection dorsale : plaque ou gilet dorsale pour limiter les traumatismes de la colonne
- Gilet airbag : déclenchement en cas de chute, protection du thorax et du dos
- Absence de carrosserie moto : chaque zone du corps reste vulnérable sans équipement adapté
Rappelons que les blessés deux-roues motorisés représentent 50 % des conducteurs ou passagers impliqués dans un accident. Ce chiffre justifie à lui seul une tenue complète, même pour les trajets courts.
Les équipements exigés à l’examen du permis moto
| Équipement exigé | Statut légal route | Sanction si absent |
|---|---|---|
| Casque homologué | Obligatoire conducteur et passager | 750 € et 3 points |
| Gants certifiés CE | Obligatoire conducteur et passager | 68 € à 450 € |
| Blouson ou veste | Non obligatoire sur route | Aucune amende |
| Pantalon long | Non obligatoire sur route | Aucune amende |
| Bottes ou chaussures montantes | Non obligatoire sur route | Aucune amende |
Ce que l’inspecteur vérifie avant de vous laisser partir
Le jour de l’examen, l’inspecteur contrôle votre équipement avant même de vous laisser monter sur la moto. Sans casque homologué et sans gants certifiés CE, vous ne passez pas l’épreuve. Ces deux éléments sont éliminatoires, comme sur la route.
Pour le blouson, le pantalon long et les bottes, aucune loi ne vous oblige à les porter au quotidien, mais leur présence est exigée au plateau et en circulation. Un candidat en short ou en baskets se voit refuser l’accès à l’examen, même si son casque et ses gants sont parfaitement conformes.
Pourquoi cette différence entre examen et route
Sur la route, seuls le casque et les gants CE sont sanctionnés par une amende. À l’examen, l’objectif est différent : l’inspecteur évalue votre capacité à adopter une tenue complète de motard, gage de sécurité en cas de chute. C’est une exigence pédagogique, pas une infraction au Code de la route.
Prévoyez donc une tenue dédiée uniquement pour le jour J, quitte à emprunter un blouson renforcé ou des bottes adaptées si vous n’en possédez pas encore.
Sanctions et amendes en cas de non-respect de l’équipement moto
Conduire sans casque homologué coûte cher : l’amende maximale atteint 750 €, assortie d’un retrait de 3 points sur le permis. Pour les gants certifiés CE, l’addition est plus légère mais réelle : 68 € d’amende forfaitaire, jusqu’à 450 € si l’infraction est contestée ou aggravée. Dans les deux cas, l’immobilisation du deux-roues et la mise en fourrière restent possibles.
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Les autres manquements techniques suivent la même logique dissuasive. Un éclairage défaillant, l’absence d’antivol de direction ou un klaxon manquant entraînent une amende forfaitaire de 68 €, plafonnée à 450 €. Rouler avec un pot d’échappement non homologué expose à 135 €, voire 750 € au maximum.
Le port du gilet de haute visibilité, lui, ne se sanctionne pas directement : seule l’absence d’équipement lors d’un arrêt d’urgence peut être relevée. Gardez aussi à l’esprit que les blessés en deux-roues motorisés représentent 50 % des victimes de la route. L’amende n’est jamais le pire scénario.
Plaques d’immatriculation conformes : format 21 × 13 cm obligatoire
Rouler en moto impose aussi de soigner sa plaque d’immatriculation. Depuis le 1er juillet 2017, un format unique de 21 cm × 13 cm s’applique à tous les deux-roues, avec un fond blanc, des caractères noirs et une police réglementaire. Une seule plaque homologuée doit être fixée à l’arrière du véhicule.
Attention aux plaques trop petites ou inclinées : un dispositif non conforme expose à une amende forfaitaire, et le format est contrôlé lors du passage au contrôle technique moto. Une plaque lisible et bien vissée fait partie de la conformité du véhicule, au même titre que l’éclairage ou l’avertisseur sonore.
